Jeudi 23 Février 2012, St Lazare
Les 3 lézards
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Encore des prix: Automne 2009
 
*  Les 2ème et 3ème pris des Lettres d'amours de la Médiathèque Florian pour les lettre sde Catherine Le Roy et Véronique Baret.
 

 

 

Destination  Bonheur

Pour te dire tout mon amour

Je ne prendrai aucun détour

J’inventerai des poèmes

Qui te crieront combien je tÂ’aime.
Chaque jour à tes côtés

Je t’écouterai rire et chanter

Et lorsque nous serons éloignés

Je tÂ’enverrai des avions de papier

Sur lesquels j’aurai décrit

La place que tu as pris dans ma vie.
Je jetterai sur toi un vent de plume

Qui te protégera comme une bulle

Pour que le souffle brûlant de mon amour

Te réchauffe toujours avec humour.

Même lors des journées sans soleil

Je trouverai pour toi des arc-en-ciel

Formés par les rayons de tes sourires

Perçant les larmes de notre désir.

Nous voguerons sur l’océan de la volupté

A bord d’un simple radeau agrémenté

Du tissage des fils de notre complicité

Qui nous nourrira d’une inépuisable gaîté.

Nous braverons ainsi les éléments

En osant nos rêves les plus déments

A tes côtés, rien d’inaccessible

Tu me transmets un élan de vie indestructible.

Notre embarquement me semble une évidence

Perpétuons la connivence.

Vers notre île d’amour le départ est immédiat

Un aller simple : nous nÂ’en reviendrons pas !

 

                                                                       Catherine Le Roy

 
 

 

Gabriel,

 

 

51 ans, 7 mois et 13 jours. L’exactitude de mon calcul devrait te séduire, toi le matheux. Plus d’un demi-siècle de vie commune… On s’est chicanés, on s’est réconciliés, on s’est empoignés, on s’est enlacés, on s’est engueulés, on s’est réjouis, on a ri, on a pleuré, on a dansé, on a boudé.

Avec toi, le quotidien rimait avec fantaisie. Un jour, tu me promis un week-end en amoureux. Je choisis Venise. Tu bougonnas, prétendis l’endroit surfait mais, pour me faire plaisir, réservas deux billets d’avion et un hôtel trois étoiles. Le grand luxe. Le jour du départ, une grève surprise des contrôleurs aériens cloua les jets au sol. Nous passâmes le week-end cloîtrés dans une chambre d’hôtel miteuse de Roissy, faisant monter des sandwiches par le room service. Ce fut merveilleux. Inoubliable.

Nos relations furent souvent houleuses. Tu eus une maîtresse. La liaison fut intense. Interminable aussi. La jalousie me torturait. Ta maîtresse se nommait travail. Tu en étais obsédé, ramenant des dossiers le soir, marmonnant dans ton sommeil des équations incompréhensibles. Lorsque, à cran, je protestais vertement, tu m’opposais tranquillement que, sans nul doute, je préférais que tu consacres ton temps au laboratoire plutôt qu’au bistrot. Ou à une autre femme.

Ces temps passionnés sont révolus. Tu es là-haut, endormi dans notre chambre. La maladie te ronge, infectant quelques cellules saines chaque jour. Elle tÂ’a pris ta vigueur. Et aussi ta liberté. Mais pas encore ton âme. Ni ton autodérision. À ton 77ème anniversaire, tu crias victoire sur les statistiques de mortalité masculine et prétendis battre celles des femmes : 84 ans. Mais ce dernier combat, tu le perdras. Car tu vas mourir, cette semaine ou la suivante. Les proches, enfants, amis, défilent à la maison, affligés. Mais pas moi. Moi, je suis presque sereine.

Nous passons nos journées tranquillement, calmement, toi dans le fauteuil et moi sur le canapé. Souvent sans rien faire. Telle la caricature de deux petits vieux rabougris dans leur maison solitaire ! Mais je continuerais ainsi à lÂ’infini, prenant soin de toi, remontant la couverture sur tes jambes ou tÂ’apportant un verre dÂ’eau. Nous sommes ensemble et cela me suffit. Je vis des moments parfaits. Parmi les plus beaux de ma vie. Parfois, tu tends la main et effleures ma joue ou me fais un compliment sur la couleur de mes yeux. Comme tu le dis si joliment, il serait hypocrite, à nos âges ridés, de vanter mon teint ou lÂ’ovale de mon visage.

Tu prétends que tu mÂ’empoisonnes la vie, que je m’épuise à mÂ’occuper seule de la maison, à gérer tes médicaments et tes fréquents séjours à lÂ’hôpital. Mais jÂ’ai du bonheur, oui, du bonheur, à mÂ’occuper dÂ’une vieille carne comme toi. Voilà que je me mets à parler avec tes mots ! Tu as gardé ta fierté et tiens à prendre ta douche et à aller aux toilettes sans mon aide, malgré lÂ’effort surhumain que cela te coûte. Pourtant, je brûlerais de me dévouer pour toi.

Lorsque tu m’auras quittée, les mauvaises fées Vieillesse et Solitude seront mes gardiennes. Mais je n’aurai aucun regret. Car je ne peux imaginer une vie plus comblée que les 51 ans, 7 mois et 13 jours que j’ai partagés avec le fils de paysans auvergnats que mes parents traitaient tout bas de ploucs. Cette rébellion juvénile est l’acte fondateur de ma vie.

À toi, à nul autre que toi,

 

                                                                                                                Marie

 

Véronique Baret

 

 
 
 
 
* Le prix Diane thème: La Liberté
Prix spécial: Association Les 3 Lézards (France) Chacun des poètes en herbe remporte une BD


"Une liberté" Léa (10 ans)



Ma liberté était comme une pierre précieuse
Ma liberté m'a fait larguer les amarres
Je pense à l'Amérique, à l'esclavage, j'ai un vertige.

"Ma liberté" Anne (10 ans)



J'étais emprisonnée
Puis je me suis échapée
De cette prison parfumée

Enfin libérée
Je sens le goût de la liberté

Enfin je peux rêver
Sur les chemins

Mes amis n'ont pas suivi
Et ils m'envient

"La liberté de penser" Olivier (11 ans)



La liberté, la liberté
La liberté de penser
La liberté de penser
Comme la rose des vents

Qui voulais rire
Dans mon cœur
Rempli de joie
La joie de penser

Qui se surpasse
Dans le vent des vents
C'est la liberté de penser
Oh oui ! La liberté de penser

Qui s'émerveille
Dans la joie, la joie
Oh oui la joie de penser
C'est cela la liberté !

"Liberté" Émeline (9 ans)



Une liberté qui est un rayon de lune
Je te garderai ma rose.

Combien coûte la vie ou la liberté ?
Je pense qu'elle coûte un sourire.

Ensemble nous jetons les cendres
Je te donne tout mon amour.

Mais ne te cache pas
Tu as trahi ton pays
Maintenant nous sommes perdus.

"Vouloir mourir" Raphaël (8 ans)



Pourquoi
Tu m'as sauvé la vie ?
Moi qui...
Voulais mourir

Des démons, des squelettes vivants,
Statue vivante et créature

Pourtant ce sont mes amis
(enfin presque)

J'ai rencontré ce maudit chemin
Aller ! je veux la liberté.

"Ma liberté" Ludovic (12 ans)



Ma liberté est comme une aventure
Ce n'est pas une prison
Je me suis enfui en voiture
À la vitesse du son.

Je ne reste pas dans mon pays
Je veux aller sur la lune
C'est cela ma liberté
C'est d'aller où je veux.

La liberté a besoin de vitamines
Ce n'est pas une gamine
J'ai quitté mon domicile
J'ai quitté ma petite ville.

La liberté ne ment jamais
Ce n'est pas une simulatrice
Ce n'est pas une usurpatrice
Elle a gagné ma confiance.
J'kaz !
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Le Lundi 30 Novembre 2009Poster un commentaire
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Article des Nouvelles de Rambouillet du
  • Article sur les ateliers d'écriture Les 3 lézards dans les Nouvelles du Rambouillet du 04/01/2012

     

    les nouvelles 40112
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Noël pour les enfants
  • ... NOEL POUR MOI C'EST

     


    Les Petites plumes du Perray

                                                                             Angelot
    L'angelot vole dans la brume.Il s'endort sur une étoile légère comme une plume.
    Elle se pose sur l'eau miroitante. Ses yeux regardent un chien qui hurle dehors.


    Ecrasé
    Tortue
    Oiseau
    Igloo
    L'univers
    Exclus. Marine 

    Une étoile.
    "Une étoile miroite sur l'eau , regarde dehors et écoute le chien qui hurle . Demain on décorera le sapin de Noël et maintenant dort mon petit ange ." Garance

     

                                 Les Petites plumes de Cernay

     

    Dicco

    • Être en famille et avoir des cadeaux. Benjamin 10 ans

     

    • Les cadeaux, la famille. C'est un moment gentil et on rigole tous en famille. Maeline. 9 ans

     

    • Le père Noël qui nous apporte des cadeaux. Mathilde 8 ans

     

    • C'est la gentillesse et la paix. Théa 9 ans

    ET... Les acrostiches

     

    Neige

    Orange

    Etoile

    La vie. Théa

     

    Naissance

    Orange

    Etoile

    La vie. Mathilde

     

    Neige

    Orange

    Europe

    Lampions. Benjamin 

Ainsi sont-elles
  • De nouveau le recueil "Ainsi sont-elles" sur:
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    Ainsi sont-elles: Amazon.fr: Margot Vanbert, Laëtitia Béranger, Michèle Bousser, Christine Claustre, Laurence Faugères-Rostand, Bernard Hennion, François-Laurent Josué, Mary Lesne, Géraldine Pfister, Ingrid Rajaomanana: Livres
Novembre 2011 Théâtre à la Celle les Bor
  •  

    Deux représentations inoubliables les samedi 5 et dimanche 6 novembre à la Celle les Bordes. Quatre acteurs hors pairs nous ont interprètes un tableau de R. De Obaldia et cinq tableaux de S. Benchetrit avec brio! de l'humour et de l'émotion à profusion. Bravo la troupe Lézartistes!!!

    pb050572

    Le Défunt et Comédie sur un quai de gare

     

     

    pb050581

Publications Lezardines
  • "Des poemiettes pour nos oiseaux" de Ch.Reynard et
    "Enfin" de L.Martin
     
    verano, salon ramb y libros 2011 143
Haîkus
  •  

     
     
     
     Virtuose du trapèze
     La mésange audacieuse
     S’élance sans filet
      
     Le rire du pic-vert
     Anime le pré tranquille :
     Fini, la sieste !
      
     La cime du chardon
     Au chardonneret élégant
     Sert de restaurant
      
     Rouge-gorge grelottant
     Fait gonfler son édredon
     La chaleur renait
      
     Sur le tapis d’herbe
     La tourterelle fait son marché
     Bon appétit mam’selle
      
     Touver les bonnes graines
     En se méfiant du matou :
     Épuisante, cette vie !
      
     Ver de terre au bec
     Un pinson frappe au carreau :
     Quel drôle de réveil.
     
    Catherine Le Roy
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